Admin   Plan du site   Liens   Contact Admin
Accueil >>  1. "Vivre" la venue de Machia’h >>  Résumés des discours du Rabbi de 5751 et 5752

"L’EDIT ROYAL - DVAR MALKHOUT" DU CHABBAT ’HAYÉ SARAH 5752


Dernières instructions aux Emissaires

dimanche 12 novembre 2006, par Redaction

Résumé du discours du Rabbi du Chabbat ’Hayé Sarah, le 25 Mar ‘Hechvan qui bénit le mois de Kislev 5752


Les Chlou’him se rassemblent : dans quel but ?


En ce début de « Congrès Mondial des Émissaires » - les « Chlou’him », émissaires de mon beau-père, le Rabbi (précédent, Ndt) aux quatre coins du monde, il est nécessaire, avant tout, de rappeler les fondements et l’objectif de cette chli’hout (mission) en général, et en particulier l’objectif qui s’est rajouté dans la période récente : accueillir le Machia’h dans la véritable et complète Délivrance.

L’objectif général est de servir D ieu. Telle est la finalité de chaque Juif et en particulier des Chlou’him du Rabbi, à toutes les époques. Cependant, il arrive que, de temps en temps, apparaisse une mission nouvelle. Celle-ci constitue dès lors la « porte » à travers laquelle toutes les autres dimensions du Judaïsme « s’élèvent » vers D ieu. Ceci est d’autant plus marqué lorsqu’il s’agit de la préparation à la venue du Machia’h, car celle-ci concerne chaque détail du Judaïsme. Et d’après ce qui a déjà été précisé à plusieurs reprises, à savoir que tout est désormais prêt pour la venue du Machia’h (les échéances ont été atteintes, la Téchouva a été accomplie, le service de D¬ ieu a été parachevé, jusqu’au « polissage des boutons »), il est clair que la mission qui doit être accomplie actuellement est d’accueillir le Machia’h de façon concrète ! (בפועל ממש !)

Tel est donc l’objectif de ce congrès : se concerter et prendre de bonnes résolutions pour déterminer la façon d’accomplir la mission spécifique de notre temps : accueillir notre juste Machia’h.

Machia’h - « Chalia’h »


Pour comprendre le lien qui existe entre la « Chli’hout » et le Machia’h, il faut savoir en premier lieu que celui-ci est également défini comme un « Chalia’h », un émissaire.

Lorsque D ieu ordonna à Moïse d’aller en Égypte libérer les Enfants d’Israël, celui-ci lui répondit « Chla’h na beyad tichla’h - Envoie, de grâce, quelque autre que Tu enverras !  » (Exode 4, 13). Le Midrache explique ainsi cette réponse : Moïse dit à D ieu « Maître du monde, envoie à ma place le roi Machia’h qui doit être envoyé dans le futur. » (Midrache Léka’h Tov ; Pirké deRabbi Eliézer). Il ressort de cet échange que la Torah elle-même confère au Machia’h la qualité d’« émissaire » pour libérer le peuple juif.

Moïse fit cette demande à D ieu car il savait que ce ne serait pas lui qui mènerait le peuple en Terre Sainte et qui les libérerait dans le futur. C’est pour cela qu’il demanda que ce soit aussi le Machia’h qui le fasse sortir d’Égypte.

Cela suscite cependant une interrogation : Moïse avait certainement compris que, bien que D ieu sache qu’Il enverrait le Machia’h libérer le peuple juif dans le futur, Il avait néanmoins choisi de l’envoyer lui, Moïse, libérer le peuple d’Égypte. Pourquoi a-t-il, malgré cela, demandé que ce soit le Machia’h qui prenne sa place ?

Et, d’un autre côté, si Moïse, qui avait pourtant atteint le summum de la sagesse, fit cette demande, pourquoi ne fut-elle pas exaucée ?

En réalité, s’agissant de la demande de Moïse, mentionnée dans la Torah de vérité, elle fut réellement accomplie. En effet, le sens de cette requête fut que le « premier libérateur » (Moïse, qui délivra le peuple d’Égypte) et le « dernier libérateur » (le Machia’h) soient liés et unifiés, (et ce, bien qu’ils soient deux personnes distinctes : Moïse appartient à la tribu de Lévi et le Machia’h à celle de Yéhouda). C’est ainsi que nos Sages ont dit « Le premier libérateur est le dernier libérateur  » (Midrache Chémot Rabbah, 2, 4-6 ; Zohar I, 253a).

La première Chli’hout dans la Torah


Notre paracha, ‘Hayé Sarah, raconte comment Avraham envoya son serviteur Éliézer chercher une femme pour son fils Its’hak.

Il convient de se demander quel était alors le statut d’Éliézer : fut-il un émissaire, représentant exclusivement celui qui l’envoie, ou bien un « Chadkhan », un entremetteur, qui, de son plein gré, rend un service à son prochain ?

On peut, a priori, avancer qu’Éliézer fut un entremetteur, car il entreprit de lui-même des efforts pour trouver un bon parti à Its’hak, lors desquels il dut se fier à son jugement personnel.

Il est cependant plus logique d’affirmer qu’il fut un émissaire, entièrement soumis à la volonté d’Avraham, car il accomplit méticuleusement les instructions de ce dernier dans les moindres détails. Une autre preuve de cela est qu’il emporta avec lui toute la fortune d’Avraham (pour que les parents de la jeune fille acceptent de la donner en épouse à Its’hak) ! Le fait qu’Avraham ait eu une telle confiance en lui, prouve qu’Éliézer lui était totalement dévoué et donc qu’il était un émissaire.

Ce fait doit néanmoins être éclairci : il n’est pas normal (y compris d’après la Halakha, la loi de la Torah) qu’un père fasse, de son vivant, cadeau à son fils de l’intégralité de ses biens. Ceci d’autant plus qu’Avraham vécu encore trente-cinq ans après cet épisode pendant lesquels il a eu besoin de profiter de ses biens. En outre, Avraham étant extrêmement riche, il aurait aussi bien pu faire don d’une partie honorable de son patrimoine à Its’hak. Pourquoi fallut-il qu’il lui donne tous ses biens ?

[D’un point de vue mystique, d’après la Kabbalah, il est possible de répondre qu’Avraham et Its’hak représentent un seul et même sujet, le « Char divin », ce qui explique également qu’ils avaient le même visage. Il reste cependant nécessaire d’apporter une explication simple qui satisfasse à l’exigence de logique propre au Talmud.]

Le premier mariage


Ce cadeau d’Avraham à son fils témoigne de l’extraordinaire importance qu’eut à ses yeux le mariage de Its’hak et de Rivka. Au-delà d’être le mariage de deux individus, ce fut là en effet le premier mariage juif de l’Histoire (après l’accomplissement du commandement de la circoncision). C’est de ce mariage qu’est sorti le peuple juif et c’est de lui que ce dernier puise les fondements de son existence jusqu’à la fin des temps.

C’est la raison pour laquelle Avraham donna à son fils l’intégralité de ses biens : ce faisant, il montra qu’il investissait dans ce mariage tout son être, toute son essence, car l’essence profonde d’Avraham est d’être le père du peuple juif. Ce mariage ne fut pas seulement celui de son fils, il fut la concrétisation de toute son existence. C’est pourquoi il y consacra toutes ses possessions et toute sa force.

Cela prouve également qu’il fallait qu’Éliézer ait un statut d’émissaire, totalement effacé devant la volonté d’Avraham : de même que ce dernier avait tout donné pour ce mariage si important, il était indispensable que le dévouement de son serviteur à ce dessein soit absolu.

L’unification des dimensions supérieures et inférieures


Comme cela est expliqué dans la ‘Hassidout, le mariage de Itsh’ak et de Rivka symbolise la finalité de l’ensemble de la Création : l’union et l’unification de l’âme et du corps (dans les termes de la ‘Hassidout, cela représente les noms de D ieu ayant pour valeur numérique 45 « מ"ה » et 52 « ב"ן »). Its’hak était en Terre Sainte et lui-même fut sanctifié par l’épreuve de son sacrifice. Rivka se trouvait en dehors de la Terre Sainte, dans la maison de Bétouel et de Lavan. Elle était, comme dit le Midrache, comme « une rose parmi les ronces ».

Le mariage de Ist’hak et de Rivka exprime donc la réunion de ces deux principes : le spirituel et le matériel, l’âme et le corps. Cette union constitue le but de la Création et de l’accomplissement de tous les commandements de la Torah. Il s’agit en effet de faire résider la Sainteté Divine ici-bas et de faire de ce monde-ci un réceptacle pour le dévoilement de la lumière divine.

L’émissaire lui-même est également composé de deux dimensions opposées (à l’image du corps et de l’âme) : il est, d’une part, une personne à part entière, et, d’autre part, il est intégralement dévoué à celui qui l’envoie et ne fait rien qui ne s’inscrive dans la volonté de ce dernier. Le fait qu’Éliézer eut à cœur d’être un émissaire fidèle en réunissant en lui ces deux aspects lui permit d’accomplir sa mission avec succès et d’effectuer l’union entre la sainteté et la réalité matérielle.

Cela explique également pourquoi la Torah fait un récit tellement long et détaillé de la mission d’Éliézer : dans une mission si fondamentale, chaque détail est chargé d’une signification profonde et d’une importance décisive.

La finalité de toute chose


Ceci nous permet de comprendre un fait au demeurant surprenant : dans les œuvres de base de la ‘Hassidout, « Torah Or » et « Likoutei Torah » de l’Admour Hazakène, l’explication profonde du mariage de Its’hak et de Rivka ne se trouve pas dans les discours relatifs à cette paracha, mais à la fin de l’ouvrage, dans ceux relatifs à la dernière paracha  : « Vézot Habérakha ».

D’après ce que nous avons dit précédemment, ceci est compréhensible : dans la mesure où ce mariage représente l’union de la sainteté divine avec le monde qui culminera lors de l’ère messianique, son explication apparaît à la fin de la Torah, faisant ainsi allusion au fait que là réside la finalité et la plénitude de tout le service divin.

Et il est expliqué au début du « Likoutei Torah » que chaque Juif est un « émissaire » de D ieu, car le service divin débute par la prise de conscience de cet état de fait.

L’union entre Moïse et Machia’h


Ce que Éliézer a commencé à accomplir à travers sa mission, le mariage de Its’hak et de Rivka, l’union de la l’âme et du corps, de la Sainteté Divine avec le peuple juif et le monde dans son ensemble, tout ceci sera amené à sa perfection par le Machia’h.

C’est pour cette raison que le Machia’h est défini comme un émissaire. Il contient en effet en lui deux aspects opposés : il est un être humain vivant, « une âme revêtue d’un corps » (comme l’exprime la loi formulée par le Rambam selon laquelle le Machia’h doit livrer les « guerres de D¬-ieu » contre ses ennemis : il se trouve donc ici-bas dans ce monde) et, en même temps, il est l’émissaire de D ieu, totalement unifié avec Lui (« שלוחו של אדם (העליון) כמותו ממש »). Et, du fait que se conjuguent en lui ces deux principes, il est en mesure d’en réaliser l’union au sein du monde.

Nous comprenons, dès lors, le sens de la requête de Moïse « Chla’h na beyad tichla’h - Envoie, de grâce, quelque autre que Tu enverras !  », lorsqu’il réclama l’unification entre lui-même, le libérateur d’Égypte, et le Machia’h :

L’occupation principale de Moïse fut la transmission de la sagesse de la Torah, comme le disent les Pirké Avot, « Moïse reçut la Torah au Mont Sinaï ». La fonction principale du Machia’h, quant à lui, est de régner, comme statue le Rambam, « un roi de la maison de David s’élèvera ». Moïse a donc le pouvoir de transmettre, car c’est la Torah qui véhicule les forces nécessaires à toutes les dimensions du service de D ieu, y compris la Délivrance messianique. Le Machia’h a la capacité de recevoir : en étant totalement annulé devant D ieu, il s’élève au point de recevoir toutes les forces d’En-Haut, jusqu’à dépasser Moïse lui-même. C’est pour cela que c’est lui qui amènera la délivrance à tous les Enfants d’Israël, y compris à Moïse !

Or, la demande de Moïse effectua son unification avec le Machia’h : celui-ci reçut la qualité de la sagesse, et à l’ère messianique c’est lui qui enseignera la Torah à Moïse. Moïse reçut la qualité de la royauté, comme dit la Torah à son sujet « ויהי בישורון מלך - Il y eut un roi en Yéchouroun  » (Deutéronome, 33, 5). C’est pourquoi le mot hébraïque « Machia’h » à la même valeur numérique que le mot « chalia’h » (émissaire), additionné de dix. Cela enseigne en effet que le rôle du Machia’h est d’effectuer sa mission avec l’ensemble des dix forces de son âme, depuis « ‘hokhma », la sagesse, jusqu’à « malkhout », la royauté.

Chaque Juif


Cette mission, qui commença avec Éliézer et qui s’achève avec le Machia’h, a été confiée à chaque Juif. Il existe deux approches possibles quant à sa réalisation : cela peut prendre la forme d’une transmission (השפעה) au monde pour le sanctifier (comme l’action de Moïse, à l’image du Soleil qui éclaire la Terre), ou bien cela peut se faire à travers l’effacement absolu de soi (התבטלות) devant D ieu afin de susciter le même mouvement dans le monde (comme l’action du Machia’h, à l’image de la Lune qui reçoit la lumière du Soleil).

Cependant, comme il existe une union profonde entre Moïse et le Machia’h, chaque Juif a le pouvoir d’être complètement annulé et effacé devant D ieu tout en étant une personne sensée qui réfléchit et comprend par ses propres moyens de quelle manière accomplir sa mission personnelle et « éclairer le monde ». Et, de même qu’Avraham confia à Éliézer « tout ce qu’il possédait » pour qu’il puisse réaliser pleinement sa mission, D ieu nous donne également « tout ce qu’Il possède » pour que les moindres détails de notre mission d’unifier l’âme et le corps soient pénétrés du but unique et essentiel : le dévoilement du Machia’h (qui est la finalité et la plénitude de la Chli’hout).

Cette mission est d’autant plus accentuée dans notre génération, dont le Nassi (le chef), mon beau-père, le Rabbi (précédent, Ndt), a désigné chaque Juif pour être son émissaire pour diffuser le Judaïsme dans son entourage. Et on constate, en effet, qu’il est devenu plus facile d’expliquer à ceux qui consacraient auparavant tout leur temps à leur élévation personnelle qu’il faut être des émissaires pour transmettre le Judaïsme auprès d’autres personnes.

Des forces supplémentaires à cet effet sont attribuées à ceux qui ont été choisis pour être les émissaires du Rabbi et qui consacrent tout leur temps à la diffusion du Judaïsme et de la ‘Hassidout et à faire venir la Délivrance.

Ceci est d’autant plus fort lorsque tous ces émissaires se rassemblent lors du « Congrès Mondial des Émissaires ». Comme le dit le Talmud, « Le rassemblement des Tsadikim (justes) est un bienfait pour eux et un bienfait pour le monde » (Traité Sanhédrine 71b). Ce congrès donne en effet les forces de transformer le monde en un lieu de sainteté, apte à recevoir la révélation divine, en préparation à la Délivrance messianique.

La dernière mission


À ce qui précède et qui concerne le Congrès des Émissaires qui a lieu chaque année, se rajoute cette année-ci (5752, fin 1991, Ndt) une nouveauté dans la mission exprimée par « Chla’h na beyad tichla’h », la mission du Machia’h : comme nous l’avons dit, le Rabbi (précédent, Ndt), Nassi de notre génération, a annoncé que nous avons achevé notre tâche et que nous nous tenions prêts à accueillir le Machia’h. Nous pouvons d’ailleurs constater dans les guerres qui opposent actuellement les pays arabes (la « Guerre du Golfe », Ndt) la réalisation de signes qui, selon nos Sages, annoncent que « le temps de votre délivrance est arrivé » (Midrache Yalkout Chimoni sur Isaïe, § 499). Le signe annoncé par l’acronyme de l’année dernière, 5751, «  T éhé ch nat n iflaot a rénou », « ce sera une année de prodiges », s’est pleinement accompli, de même que celui de cette année, 5752, «  n iflaot b ah », «  n iflaot b etokha » : « des prodiges en son sein ».

On constate également comment la tâche du Machia’h de « livrer les guerres de D ieu » est accomplie, au point où il est déjà vainqueur dans un certain nombre de guerres, et précisément « bédarké chalom », d’une manière pacifique. La victoire, « nitsa’hone », qui est liée avec la notion d’éternité (« netsa’h »), est liée au dévoilement de l’attribut divin de Netsa’h qui s’écrit Noun-Tsadik-‘Het. Le Noun, qui vaut 50, correspond à la « cinquantième porte », niveau divin extrêmement élevé ; le Tsadik, qui vaut 90, correspond à « l’année du Tsadik », telle que les Juifs l’ont nommée (la 90ème année du Rabbi Chlita, Ndt) ; le ‘Het, qui vaut 8, correspond au dévoilement du Machia’h (qui est le huitième des « huit princes du peuple » - Traité Soucah 52b).

Et puisque nous nous tenons bien après le début de l’accomplissement de cette mission, que nous en avons atteint et dépassé la moitié, jusqu’à l’avoir achevée et que la Délivrance messianique ne s’est pas encore faite, c’est le signe qu’il reste encore quelque chose à faire.

Accueillir le Machia’h


Il est connu que dans chaque génération il existe un homme de la tribu de Yéhouda qui, de par sa grande piété, est apte à être le Machia’h le moment venu (Commentaire du Barténora sur Ruth ; Responsa du ‘Hatam Sofer ‘Hochen Michpat vol. 6, chap. 98 ; Sdé ‘Hemed, Péat Hasadé, maarékhet haaleph § 70, et autres). Et, sachant que, d’après l’annonce de mon beau-père, le Rabbi, Nassi de notre génération, le Chalia’h unique de notre génération et le Machia’h unique de notre génération, selon laquelle nous avons terminé notre tâche, il est clair que commence à s’accomplir « Chla’h na beyad tichla’h », la mission de mon beau-père, le Rabbi. Il est donc compréhensible que la seule chose qui nous reste à faire dans la Chli’hout est d’accueillir concrètement le Machia’h pour qu’il puisse accomplir sa mission et sortir le peuple juif de l’exil !

Ceci est d’autant plus accentué ce Chabbat dans lequel nous lisons le récit de la mission d’Éliézer, ce qui nous confère des forces pour l’ensemble de notre mission, et en particulier de mener à son terme la mission de Machia’h.

Et ce Chabbat nous bénissons le mois de Kislev, le mois de la Délivrance. C’est également un temps de pluie qui est elle-même liée avec l’accomplissement du Machia’h : de même que la pluie s’élève d’abord du bas vers le haut, comme il est dit « Et une vapeur s’élevait de la terre... » (Genèse 2, 6), ainsi ici-bas, « de la terre », l’âme revêtue dans un corps physique, il raffine le monde matériel jusqu’à un niveau de « vapeur » (l’air, le plus fin des quatre éléments), qui « s’élève » du bas vers le haut, encore plus haut que « le souffle de D ieu [qui] planait à la surface des eaux » (Genèse 1, 2), qui était « l’esprit (le ‘souffle’) du Roi Machia’h » (Midrache Béréchit Rabbah 2, 4 ; 8, 1), car s’effectue la résurrection en tant qu’âme de mon beau-père, le Rabbi, concrètement, comme âme revêtue d’un corps (et non comme « esprit... planant à la surface des eaux »).

Concrètement


L’instruction concrète qui découle de cela en ce début de « Congrès Mondial des Émissaires » est la suivante :

Il faut annoncer à tous les Chlou’him que dorénavant le travail de Chli’hout, de même que pour chaque Juif, s’exprime dans le fait d’accueillir le Machia’h.

Cela signifie que tous les aspects de la diffusion de la Torah et du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout doivent être pénétrés de ce point : comment cela amène à accueillir le Machia’h.

C’est également le sens de la phrase de la Michna choisie comme thème du Congrès, « Tous les jours de ta vie, pour amener les jours du Machia’h  » (Berakhot, 1, 5). Pas seulement pour « inclure » l’ère messianique (selon certaines traductions), ce qui signifie que le Chalia’h attend que Machia’h vienne pour s’y investir et en profiter, mais bien pour « amener » : le Chalia’h doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour amener « les jours du Machia’h  » au pluriel, c’est-à-dire non seulement le début, le premier jour, mais tous les jours du Machia’h (pas seulement lorsque celui-ci est « be’hezkat Machia’h », « présumé être le Machia’h », mais jusqu’à la plénitude du statut de « Machia’h vadaï », « confirmé comme étant le Machia’h »).

Ainsi, de ce Congrès doivent sortir des résolutions sur comment chaque Chalia’h doit se préparer lui-même ainsi que tous les Juifs autour de lui, dans sa ville, etc, à accueillir le Machia’h, par le fait qu’il explique d’une façon qui soit assimilée par chacun d’après sa compréhension (« באופן המתקבל אצל כל אחד ואחד לפי שכלו והבנתו »), notamment à travers l’étude des sujets de la Torah relatifs au Machia’h et à la Délivrance, en particulier selon l’approfondissement de la ‘Hassidout ‘Habad.

Et puisque telle est la tâche de notre temps, il est clair que cela est du ressort de chaque Juif, sans aucune exception.

« Mission accomplie »


Et par le fait que chaque Chalia’h va remplir son rôle à la perfection, avec les dix forces de son âme, et que tous les Chlou’him vont se rassembler et s’unir autour de cela, ils amèneront immédiatement le dévoilement du Chalia’h essentiel et véritable, avec le dévoilement des dix forces de son âme - « Chla’h na beyad tichla’h », le Chalia’h de notre génération - mon beau-père, le Rabbi, Nassi de Notre génération - comme ce fut le cas dans la génération précédente, dans laquelle mon beau-père s’est unifié avec son père, duquel il était le fils unique, de sorte qu’il y ait la plénitude des « sept branches de la Ménorah », les sept générations ensemble.

Et, d’autre part, comme nous avons terminé notre tâche, chaque Chalia’h se présente devant le véritable délégateur, le Saint bénit soit-Il, et lui annonce : j’ai accompli ma mission et maintenant le moment est venu que Toi Tu accomplisses la tienne (car D ieu est aussi un Chalia’h, d’après le principe selon lequel Il ordonne aux Enfants d’Israël ce qu’Il fait Lui-même : ainsi, avec les dix Sefirot, l’Essence Divine est Elle-même le Machia’h) : « Chla’h na beyad tichla’h ! », envoie-nous le Machia’h concrètement !

Et même s’il se peut que D ieu retire du plaisir d’un instant de service divin supplémentaire en exil, chaque Juif crie à Son égard « Tout ce que te dit le maître de maison, fais-le, sauf de sortir ! » (Talmud Pessa’him 86b), il est exclu que nous restions en dehors ! Envoie donc la Délivrance !

Ceci sera encore plus accéléré en particulier à travers la décision d’étudier l’intégralité du « Torah Or » et du « Likoutei Torah ».

Et D ieu remerciera chaque Juif en particulier et le peuple juif dans son ensemble pour ses efforts (même si ceux-ci n’ont pas atteint la perfection), et il les mènera tous en Terre Sainte, à Jérusalem, la ville sainte, sur la montagne sainte, dans le troisième Temple ; et le plus important est que ce soit immédiatement.

.: Edit Royal Hayé Sarah :.
Retrouvez cet article en PDF (imprimer en mode livret)
 
DANS LA MEME RUBRIQUE
 
 

 

Yé'hi Adoneinou Moreinou veRabeinou Melekh HaMachia'h Léolam Vaed
SPIP / Squelette Spip01 © 09/2003 Gab-design.com sous licence GPL et Association Guéoula